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Services de prise en charge des erreurs de réfraction au Kenya : dans quelle mesure les ressources humaines et matérielles correspondent-elles aux objectifs de l’initiative VISION 2020 ?
MORJARIA P., MINTO H., RAMSON P., GICHANGI M., NAIDOO K., GILBERT C.
Sponsor/Institution: Sightsavers, The Sear’s Fund (ICEH, Centre international pour la santé oculaire basé au Royaume-Uni) et la société Worshipful Company of Lightmongers, Royaume-Uni.
Publication: Journal of Ophthalmology of Eastern Central and Southern Africa

Publié en 2013

Éléments clés à retenir :

  • L’objectif de cette étude est d’obtenir des informations sur les services de prise en charge des erreurs de réfraction (ER) au Kenya en termes de ressources humaines et matérielles, de leur répartition et leur niveau de prestation.
  • L’étude a identifié tous les centres de soins ophtalmologiques au Kenya (77 au total) avec l’aide de la Division des services ophtalmologiques. L’étude a relevé le nombre de personnes menant des examens de la réfraction par type de cadre, la quantité d’équipement (avec indication de son état de marche) et le nombre d’examens de la réfraction effectués au cours du dernier mois. L’étude a pris pour référence les recommandations de l’initiative VISION 2020 sur le plan des ressources humaines (objectifs atteints/non atteints) et de la quantité d’équipement en état de marche (objectif dépassé/atteint/minimum non atteint).
  • Sur 77 centres, 76 ont répondu à l’enquête (98,7 %). Au total, 68 centres (88 %) ont été en mesure de fournir les données demandées. Parmi les centres étudiés, 83 % étaient publics, 13 % appartenaient à une ONG/une mission et 4 % étaient privés.
  • Le Kenya dispose de moins d’un tiers des effectifs recommandés dans le secteur des soins ophtalmologiques. La province de Nairobi était la mieux desservie (objectif atteint à 56,8 %) et les provinces rurales les plus privées d’accès aux soins (objectif atteint à 3,8 % dans le pire des cas).
  • Les centres urbains étaient mieux équipés que les centres ruraux (22,9 % contre 9,1 % de centres dépassant les objectifs, p=0,035). L’étude a constaté que 58,4 % des examens de la réfraction étaient effectués dans des centres privés/appartenant à des ONG ou des missions, alors que ces centres ne représentent que 17 % des centres d’ophtalmologie au Kenya.
  • Le nombre d’examens de la réfraction effectués par mois par chaque spécialiste allait de 12,6 (à Nyanza) à 125,3 (à Nairobi).
  • On observe une pénurie de professionnels de santé en ophtalmologie à toutes les étapes de la prestation de ce service sanitaire et un manque d’équipements de base pour les examens de la réfraction. La plupart des examens de la réfraction ne sont pas effectués dans les infrastructures publiques, bien que la majorité du personnel de ces centres soit formée pour mener cet examen.
  • Le problème posé par l’ER peut être résolu dans le cadre d’une politique de santé publique. Cela demanderait une meilleure intégration des services à différents niveaux : diagnostic des ER et autres maladies oculaires, consignes claires pour orienter les patients vers les bons spécialistes, sensibilisation et éducation aux problèmes sanitaires et distribution de lunettes.

Pour consulter l’étude, cliquez ici : https://www.researchgate.net/publication/279926992_Services_for_refractive_error_in_Kenya_extent_to_which_human_resources_and_equipment_are_meeting_VISION_2020_targets

Pour télécharger l’étude, cliquez ici : Services de prise en charge des erreurs de réfraction au Kenya : dans quelle mesure les ressources humaines et matérielles correspondent-elles aux objectifs de l’initiative VISION 2020 ?

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