Notre action pour la santé visuelle en 2018

Nous devons décloisonner notre réflexion sur les questions de santé visuelle. Cette dernière ne doit pas être qu’un enjeu de santé publique. Il faut également en tenir compte dans les débats sur l’éducation, la sécurité routière et l’égalité entre les hommes et les femmes. Cette année, nous avons sillonné le monde pour participer à ces débats. Ces discussions ont été trop nombreuses pour tout rapporter ici. Toutefois, en partageant quelques temps forts de l’année, nous espérons vous donner envie de continuer à donner la parole à la vision en 2019.

  1.  Mobilisation pour les enfants dans le New Jersey

Dans le cadre du projet Kids See: Success, nous avons collaboré avec des élus de l’État américain du New Jersey pour réclamer des examens des yeux pour les enfants avant leur entrée à l’école maternelle. Au début du trimestre, nous avons eu le plaisir d’apprendre que ces efforts collectifs avaient débouché sur l’introduction de la loi S2804, qui devrait être votée au cours de la prochaine quinzaine.

  1. Amélioration de la sécurité routière

Le nombre d’usagers de la route continue d’augmenter dans le monde entier : nous persévérons donc pour introduire la question de la santé visuelle dans les différents débats sur la sécurité routière. En Inde, nous avons mené une étude avec l’aide du Central Road Research Institute (Institut central de recherche routière), visant à évaluer l’impact d’une mauvaise vue pour les conducteurs de véhicules commerciaux, dans quatre villes du pays. Nous commençons également à établir des relations avec la Colombie, ce qui s’est récemment traduit par le parrainage d’un événement de sensibilisation organisé par FITVision à Bogotá. Nous avons également fait des progrès sur ce terrain dans certains pays d’Afrique. Récemment, lors du 1er Forum africain de la sécurité routière, où nous participions à une table ronde aux côtés d’autres acteurs importants, nous avons soutenu les efforts de l’African Council of Optometry (Conseil africain d’ophtalmologie) pour évoquer la question de la vision en lien avec la sécurité routière lors de cet événement.

  1. Élargissement de notre public à de nouvelles populations

Cette année, nous avons élargi notre champ d’action à l’ensemble du continent américain, en Europe et en Afrique, grâce à l’arrivée de deux nouveaux membres dans notre équipe. En juin dernier, Judith Marcano Williams a intégré l’équipe en tant que responsable de programme pour le continent américain. Puis, en novembre, Eva Lazuka-Nicolaud nous a rejoints en tant que directrice pour l’Europe et l’Afrique. Judith et Eva vont œuvrer auprès des gouvernements, des leaders d’opinion de premier plan et des ONG afin de les sensibiliser à la question de la santé visuelle et de réclamer des améliorations dans ce domaine dans leurs secteurs respectifs.

  1. Des partenariats pour progresser plus vite

En septembre, nous avons annoncé une collaboration d’un an avec le Cooper Institute, dans une optique de sensibilisation à l’importance d’une bonne santé visuelle pour les enfants, en lien avec l’action de l’institut en faveur d’une bonne condition physique. Cette collaboration est financée par la Rosewood Foundation et vise à intégrer la santé visuelle à la notion de bien-être global de l’enfant pour laquelle l’organisation s’engage en communiquant avec les parents, les élèves, les enseignants et d’autres partenaires.

  1. Susciter la prise de mesures grâce à la recherche

Convaincus que la recherche est l’un des moteurs principaux pour faire évoluer les politiques, nous avons continué d’enrichir notre base de données unique regroupant de nombreuses études. Plus de 350 articles et rapports sont déjà disponibles sur notre site : nous vous encourageons à puiser dans cette manne pour approfondir vos connaissances et étayer vos plaidoyers.

  1. Relayer notre parole plus largement

Lorsqu’il s’agit de donner la parole à la vision, nos principaux appuis sont nos divers relais dans les médias. Cette année, nous nous réjouissons d’avoir pu bénéficier de si nombreuses tribunes, notamment sur EdSource, dans le New York Times, sur Hindu Business Line, dans le Burlington County Times et sur Global Health Now pour ne citer que quelques partenaires. Qu’il s’agisse d’évoquer des questions liées à l’éducation, la sécurité routière, aux femmes ou à la santé dans le monde, ces partenaires sont des vecteurs essentiels pour toucher divers publics susceptibles d’agir en faveur de la santé visuelle.

  1. Plaidoyer pour l’égalité entre les hommes et les femmes 

À l’heure où les questions d’égalité des sexes sont fréquemment débattues, il est important pour nous de souligner combien le simple fait d’être une femme peut jouer sur l’accès aux soins ophtalmologiques dans certaines parties du monde. Plus tôt dans l’année, nous avons applaudi les efforts de la journaliste sud-coréenne Lim Hyeon-Ju, première présentatrice de journal télévisé de son pays à porter des lunettes à l’antenne. C’est un excellent exemple de ce qui peut arriver lorsque nous prenons conscience du fait que lorsqu’elles sont portées pour corriger la vue, les lunettes n’ont pas de genre.

  1. Pleins feux sur la myopie

Nul ne l’ignore : la myopie est à la hausse. Cette augmentation a des répercussions sur nous tous, partout dans le monde. C’est dans les écoles, chez les enfants, qu’il est le plus facile de constater le problème. En juin dernier, j’ai eu l’occasion de participer, en compagnie du professeur Kovin Naidoo, à une table ronde à la School Based Health Alliance Convention, une conférence sur la santé des écoliers organisée à Indianapolis. Nous avons évoqué cette question et incité les professionnels qui travaillent dans les établissements scolaires à prendre fait et cause pour la santé visuelle des enfants.

  1. Activités de plaidoyer

En avril dernier, nous avons pu nous adresser aux membres et aux délégués de l’American Optometric Association (Association américaine d’optométrie) à l’occasion de leur sommet annuel organisé à Washington D.C. et dédié à différentes causes. Ensemble, nous avons fermement défendu la cause de la santé visuelle et abordé les principaux problèmes qui constituent actuellement un obstacle aux soins ophtalmologiques aux États-Unis.

  1. Diffusion de notre message

Si le travail accompli cette année nous révèle une chose, c’est bien que le fait de parler d’une seule voix est plus efficace. Cela nous rappelle combien notre action dépend de notre faculté à tous de plaider la cause de ceux qui ne peuvent le faire eux-mêmes. L’un des points les plus positifs pour nous en 2018 a été l’occasion que nous avons eu de travailler avec chacun d’entre vous. Chaque fois que l’un d’entre nous prend contact avec quelqu’un, rédige un article de blog, partage un article sur les réseaux sociaux ou s’exprime à une conférence, cela aide à faire circuler les informations, les idées et les énergies : c’est là le moteur le plus puissant pour faire avancer notre cause.

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