Lumière sur : Kaitlyn Sapoznik, docteur en optométrie, bénéficiaire d’une bourse William C. Ezell

Plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde présentent des problèmes de vue qui peuvent être traités par un ophtalmologue diplômé, en mesure de leur prescrire une paire de lunettes. Ceci étant dit, à l’échelle du monde, ces spécialistes sont parfois rares. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’occasion se présente, nous choisissons d’investir dans l’avenir de ces « catalyseurs de changement » enthousiastes, des personnes telles que Kaitlyn Sapoznik, docteur en optométrie.

En début d’année, Kaitlyn, diplômée de l’Illinois College of Optometry, s’est vue décerner une bourse William C. Ezell parrainée par le Vision Impact Institute. Géré par l’American Academy of Optometry Foundation (AAOF), le programme de bourses Ezell a été instauré dans le double but d’accompagner les chercheurs postdoctorat qui s’orientent vers un diplôme de 3e cycle en optométrie et de reconnaître leur talent.

Nous nous sommes récemment entretenus avec Kaitlyn sur son travail et ses projets d’avenir. Voici ce qu’elle nous a dit :

Pourquoi avez-vous décidé de centrer vos études et votre carrière sur le domaine de la vue ?
J’ai commencé à porter des lunettes et des lentilles de contact à l’adolescence et j’aimais beaucoup me rendre chez mon optométriste pour mes visites de suivi. Il m’a toujours encouragée à envisager une carrière dans le domaine de l’optométrie. Lorsque j’étais encore une jeune étudiante, j’ai travaillé comme optométriste à Chicago, dans un environnement pluridisciplinaire dans le cadre duquel j’ai développé une passion pour la santé oculaire. J’ai obtenu mon diplôme en optométrie à l’Illinois College of Optometry, puis une résidence spécialisée dans le traitement des maladies oculaires à l’Indiana University School of Optometry (IUSO). Et c’est au cours de cette résidence à l’IUSO que je me suis spécialisée dans la recherche en science de la vision. J’ai réellement apprécié de pouvoir apporter aux soins des patients une contribution différente de celle de la pratique clinique. Actuellement, je suis en train de terminer mon doctorat en science de la vision à l’IUSO.

Qu’est-ce qui vous a poussée à poser votre candidature pour une bourse Ezell ?
J’ai été vraiment honorée de recevoir une bourse Ezell, elle me distingue en tant que scientifique clinicienne en optométrie prometteuse. D’ailleurs, depuis que je me suis lancée dans mon doctorat, ça a toujours été mon but de postuler. Je remercie l’AAOF et le Vision Impact Institute de m’avoir permis de développer ma carrière et je suis honorée de partager ce titre avec beaucoup de chercheurs en science de la vision exceptionnels.

Dans quel domaine allez-vous concentrer vos recherches ?
Mes recherches vont se concentrer sur l’imagerie à haute résolution (optique adaptative) des changements dans la rétine chez les patients diabétiques. Dans notre laboratoire, nous utilisons un ophtalmoscope à balayage laser comprenant une optique adaptative qui permet de visualiser chaque cellule du patient participant. Nous pouvons voir chaque photorécepteur, chaque globule rouge, etc. Le diabète est une cause majeure de perte de la vision au sein de la population active, je le vois tous les jours dans la pratique clinique et notre laboratoire permet d’identifier chez les participants diabétiques des changements qu’un examen clinique standard ne permet pas de détecter. Mes recherches se focalisent sur l’évaluation de ces changements en tant que marqueurs biologiques possibles d’une progression de la maladie.

Quels sont vos projets d’avenir ?
J’ambitionne d’aller plus loin dans ma recherche translationnelle, de continuer à enseigner et à soigner les patients en tant que membre du corps professoral d’une institution spécialisée dans l’optométrie.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs postulants ?
Mes conseils sont des plus simples : il faut travailler dur, saisir toutes les opportunités de mettre en lumière son travail et veiller à bénéficier d’un bon système de soutien. Je ne soulignerai jamais assez combien mon mentor, Stephen Burns, les membres du laboratoire et mes collègues de l’IUSO ont contribué à ma réussite.

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