Des progrès constatés lors du premier Congrès mondial annuel d’optométrie

Alors que je reviens tout juste du premier congrès mondial d’optométrie (WCO), je ne peux pas m’empêcher de penser aux nombreuses disparités qui existent dans le monde. La formation et l’innovation dans le domaine de l’optométrie ont amélioré la vie de nombreuses personnes. Nous sommes témoins du fait qu’un diagnostic et un traitement précoces aident les patients à vivre plus longtemps, en meilleure santé et à être plus productifs.

Pourtant, dans la réalité, pendant que certains bénéficient de soins ultramodernes, les défavorisés n’y ont pas accès. Les habitants de pays en développement ont besoin d’accéder de toute urgence à des services optométriques. Or, dans bien des pays, les professionnels de la santé visuelle sont trop peu nombreux pour offrir ces services.

Une fois que nous avons conscience de ce problème, nous sommes dans l’obligation morale de lutter pour une meilleure santé visuelle dans le monde entier. C’est exactement ce que font le congrès mondial d’optométrie et ses partenaires. Cette association a pour but d’établir des lignes directrices pour l’évolution de l’optométrie dans le monde et s’est fixé l’objectif de réduire la cécité évitable de 25 % d’ici 2019. Ceci est certainement un pas ambitieux dans la bonne direction.

Avant le début de la rencontre, j’ai eu le privilège de participer au forum présidentiel avec des figures mondiales du secteur, des directeurs d’écoles d’optométrie, des ONG et des acteurs influents lors d’une série de tables-rondes sur la formation de la nouvelle génération de professionnels des soins ophtalmologiques, la réglementation, notre contribution vis-à-vis des enjeux pour la santé mondiale et la mobilisation de ressources partout dans le monde. Cela m’a aidée à réaliser pleinement combien les difficultés que nous rencontrons sont universelles : ces problèmes ne sont pas spécifiques à une région donnée. Par conséquent, l’une des principales initiatives du WCO est de normaliser la formation et les diplômes en optométrie dans le monde entier.

Ce premier congrès était doté d’un programme de formation très varié, qui traitait de la myopie, la rétinopathie diabétique et la faible acuité visuelle, mais aussi de la santé oculaire universelle et d’un plan d’action mondial, ainsi que de l’impact de la technologie sur la pratique de l’optométrie à l’avenir. Le professeur Kovin Naidoo m’a fait l’honneur de me rejoindre sur scène pour parler des conséquences socio-économiques néfastes de la déficience visuelle.

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes dans le monde ne disposent pas de la correction optique dont elles auraient besoin. L’étendue de cet enjeu mondial est si vaste qu’une collaboration entre de nombreux acteurs est nécessaire pour faire changer les choses. L’importance de l’optométrie au sein des systèmes de santé est de plus en plus reconnue, mais il y a encore beaucoup à faire. En réalité, ce premier congrès mondial était une conférence axée autour d’une vision optimiste, à l’issue de laquelle nous devons maintenant transmettre l’idée que la santé visuelle est primordiale à tous ceux qui peuvent faire évoluer la situation dans le monde. Nous devons continuer à nous unir pour donner la parole à la vision !

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