2017 – Vision Impact Institute https://visionimpactinstitute.org/fr Giving Vision a Voice Tue, 09 Jan 2018 15:27:21 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.5.3 Rétrospective de l’année 2017 https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/retrospective-de-lannee-2017/ Wed, 20 Dec 2017 17:42:39 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=5281/ Bien qu’il soit difficile de résumer tout le travail réalisé cette année, je retiens avant tout cinq moments forts. Ces accomplissements ne sont pas le fruit de nos seuls efforts, mais de diverses collaborations, et vont servir de tremplin à notre travail durant l’année 2018. 1. Initiatives sur la sécurité routière en cours en Inde […]

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Bien qu’il soit difficile de résumer tout le travail réalisé cette année, je retiens avant tout cinq moments forts. Ces accomplissements ne sont pas le fruit de nos seuls efforts, mais de diverses collaborations, et vont servir de tremplin à notre travail durant l’année 2018.

1. Initiatives sur la sécurité routière en cours en Inde

En Inde, nous continuons de concentrer nos efforts sur l’amélioration de la sécurité routière et de la vue des conducteurs. Une étude récente a montré qu’en Inde, les conducteurs dont les résultats aux examens visuels étaient inacceptables avaient un taux d’implication dans des accidents de la route de 81 %, soit un taux 30 % plus élevé que les conducteurs dont la vision était bonne. Derrière ces chiffres se trouvent des personnes qui souffrent d’une mauvaise vue et des conséquences néfastes en matière de sécurité routière.

En février dernier, j’ai rencontré des représentants du gouvernement et des cadres dirigeants de sociétés privées afin de discuter de la nécessité d’inclure les examens de vue aux conditions préalables à l’obtention d’un permis de conduire pour les véhicules commerciaux. Ces discussions nous ont amenés à mettre au point une vidéo de formation à la conduite des véhicules commerciaux, basée sur des études sélectionnées par le VII. Cette vidéo a récemment été approuvée par le MORTH, ministère indien du transport routier et des autoroutes. La vidéo sera utilisée dans tous les centres de formation des conducteurs du pays afin d’enseigner aux conducteurs de véhicules commerciaux l’importance de faire examiner leurs yeux.

Par ailleurs, lors du Congrès mondial d’Optométrie d’Hyderabad, le VII a accordé son soutien à un partenariat entre la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et Essilor, qui s’engagent conjointement à promouvoir le rôle de la vision en matière de sécurité routière. Nous saluons ce partenariat pour ses efforts de promotion de la vision comme l’un des piliers de la sécurité routière à l’échelle mondiale.

2. Le projet « Kids See : Success » en bonne voie dans le New Jersey

Nous sommes fiers de poursuivre notre participation au projet Kids See: Success, un partenariat visant à promouvoir une intervention précoce en matière de santé visuelle auprès des enfants, actuellement mis en œuvre dans l’État américain du New Jersey. Dans le cadre de ce projet, l’objectif de VSP, d’Optometry Giving Sight et du VII est de fixer une nouvelle norme en matière de santé visuelle des enfants, afin que chaque enfant puisse bénéficier d’un examen ophtalmologique complet avant l’entrée à l’école maternelle. En mars dernier, j’ai eu l’opportunité de témoigner devant le New Jersey Legislature’s Joint Committee on the Public Schools (Commission mixte de l’Assemblée législative du New Jersey sur les écoles publiques) au sujet de l’impact d’un mauvais accès aux soins ophtalmologiques sur les enfants scolarisés. La question a de nouveau été examinée une fois la période électorale terminée dans le New Jersey et nous continuons de progresser. Nous sommes impatients d’aider tous les enfants des écoles maternelles du New Jersey à commencer leur scolarité sur un pied d’égalité.

3. De nouvelles études réduisent les écarts à l’échelle mondiale

Est-il avantageux de distribuer des lunettes prémontées aux enfants en Inde ? Quel est l’état actuel de la santé visuelle au Mexique ? Ce ne sont là qu’un échantillon des nombreuses questions auxquelles nous avons pu apporter une réponse par l’intermédiaire de notre base de données d’études sur la vision, qui comporte une sélection de plus de 260 études. La recherche reste l’un des principaux leviers de notre action et un outil essentiel dans notre travail de promotion et de sensibilisation. De fait, en septembre dernier, les résultats préliminaires d’une étude soutenue par le VII et menée en Inde par le Central Road Research Institute sur la vision des conducteurs a permis d’attirer fortement l’attention des médias et d’inciter le gouvernement à agir. Cela illustre parfaitement le fait que la recherche et le travail de sensibilisation permettent bien d’induire des changements.

4. Un site Internet en français pour élargir notre public

En août, nous avons lancé une version française de notre site Internet afin de toucher un public encore plus large. Le monde compte plus de 220 millions de francophones : il était donc impératif de chercher à atteindre les personnes influentes en matière de santé visuelle dans leur langue maternelle. Ceci est particulièrement vrai en Afrique, le français étant l’une des langues principales dans plus de 25 pays du continent, qui abrite à lui seul plus de la moitié de la communauté francophone mondiale et fait état d’importants besoins en matière d’accès aux soins ophtalmologiques. Avec l’ajout d’une version française, notre site Internet est désormais disponible en cinq langues dont l’anglais, l’espagnol, le chinois et le portugais.

5. Nos partenaires médiatiques et les acteurs influents en matière de santé visuelle diffusent notre message

Nos partenaires médiatiques continuent de jouer un rôle essentiel dans la sensibilisation du public sur l’importance d’une bonne santé visuelle dans le monde entier. Nous remercions notamment The Hill, The Huffington Post, ET Healthworld, CBS, Times of India et Hindustan Times, parmi tant d’autres. Merci à vous également, qui comptez parmi les quelques 2 000 acteurs influents en matière de santé visuelle qui nous suivent sur les réseaux sociaux et se sont abonnés à notre bulletin d’information.

Les succès remportés en 2017 sont encourageants ; pourtant, ils ne sont qu’un tout petit aperçu de nos projets pour l’avenir. La lutte pour notre cause est loin d’être finie, mais nous avons la solution en main. Les changements constants en termes de mode de vie, de démographie et d’évolution des systèmes de santé exigent que nous poursuivions notre action. Seule la collaboration entre les individus, les organisations, les communautés, etc., nous permettra d’apporter un changement exploitable au monde qui nous entoure. Ensemble, continuons à faire entendre la cause des déficients visuels en 2018.

 

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Déclaration : le VII félicite l’Association of Optometrists pour sa campagne de sécurité routière https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/declaration-le-vii-felicite-lassociation-optometrists-pour-sa-campagne-de-securite-routiere/ Wed, 15 Nov 2017 17:10:29 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=5286/ Récemment, l’Association of Optometrists (AOP), l’une des principales associations des professionnels de l’ophtalmologie au Royaume-Uni, a lancé une campagne intitulée « Don’t Swerve a Sight Test » (« N’esquivez pas les examens de vue »), afin de montrer le lien entre une bonne santé visuelle et la sécurité routière. Le Vision Impact Institute tient à […]

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Récemment, l’Association of Optometrists (AOP), l’une des principales associations des professionnels de l’ophtalmologie au Royaume-Uni, a lancé une campagne intitulée « Don’t Swerve a Sight Test » (« N’esquivez pas les examens de vue »), afin de montrer le lien entre une bonne santé visuelle et la sécurité routière.

Le Vision Impact Institute tient à féliciter l’AOP pour avoir appelé ainsi à l’établissement de normes plus strictes en matière de santé visuelle des conducteurs et pour avoir attiré l’attention sur la nécessité d’examens de vue réguliers pour les conducteurs.

D’après l’AOP, plus d’un ophtalmologue sur trois a vu un patient, au cours du mois dernier, dont la vue n’est pas conforme aux exigences réglementaires et qui pourtant continue de conduire en dépit des conseils reçus.

En outre, une étude néerlandaise montre que les fonctions visuelles déficientes ont un impact considérable sur notre comportement au volant, notamment en cas de faible acuité visuelle, champ de vision réduit, daltonisme, déficit de sensibilité aux contrastes (mauvaise perception spatiale), sensibilité accrue à l’éblouissement et d’héméralopie

Alors que de plus en plus de personnes souffrent de problèmes de vue, la conduite devient dangereuse, pour les conducteurs qui voient mal, comme pour les autres usagers de la route. Nous tenons donc à saluer l’action de l’AOP.

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La vue : soignons-la toute notre vie https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/la-vue-soignons-la-toute-notre-vie/ Wed, 01 Nov 2017 14:01:01 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=5021/ En tant que mère de trois enfants, je suis persuadée que les parents sont toujours prêts à tout pour préserver la santé de leurs enfants. Lorsque j’ai appris qu’une mauvaise vue pouvait avoir un impact négatif sur l’état de santé général de mes enfants, sur leur réussite scolaire et leurs perspectives d’avenir, j’ai immédiatement pris […]

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En tant que mère de trois enfants, je suis persuadée que les parents sont toujours prêts à tout pour préserver la santé de leurs enfants. Lorsque j’ai appris qu’une mauvaise vue pouvait avoir un impact négatif sur l’état de santé général de mes enfants, sur leur réussite scolaire et leurs perspectives d’avenir, j’ai immédiatement pris rendez-vous chez un optométriste. Quelle n’a pas été ma surprise d’apprendre que, sur mes trois fils, deux avaient besoin de corriger une myopie et le troisième présentait un fort astigmatisme. Sans doute ne me suis-je pas aperçue des problèmes de vue de mes enfants, parce que moi-même je n’avais jamais eu besoin de corriger ma vue et j’avais donc tenu pour acquis que les yeux de mes enfants étaient en bonne santé. Ce n’est que des années plus tard que j’ai eu besoin, à mon tour, de lunettes, en raison du vieillissement progressif de mes yeux. Prendre soin de notre vue est vraiment un effort à fournir tout au long de notre vie.

À l’échelle planétaire, 63 % des enfants de 0 à 15 ans présentant des déficiences visuelles ont simplement besoin d’une paire de lunettes pour voir le monde différemment. En effet, les erreurs de réfraction non corrigées sont la principale cause de déficience visuelle dans le monde et la deuxième cause de cécité. Pourtant, 80 % des déficiences visuelles peuvent être corrigées, quel que soit l’âge !

Une étude récente portant sur des enfants, adolescents et adultes dans 14 États du Mexique a été la première à apporter des informations à ce sujet et a permis de découvrir que plus de 59 % de la population présente des erreurs de réfraction non corrigées, la myopie étant la première d’entre elles, avec 24,8 % de myopes, toutes catégories d’âge confondues.

Chez les sujets de 10 à 29 ans, la myopie était l’erreur de réfraction la plus courante et sa fréquence serait en augmentation chez les plus jeunes. À de nombreuses reprises, des études ont souligné combien il est important de diagnostiquer les erreurs de réfraction dès le plus jeune âge. Pourtant, de nombreux parents, dont je faisais partie, n’ont pas conscience des problèmes de vue de leurs enfants. Cette étude établit également un lien entre l’âge et toutes les erreurs de réfraction, puisqu’environ 60 % des sujets présentant une erreur de réfraction étaient âgés de 50 ans ou plus.

D’après les auteurs, dans tout le Mexique, les priorités en matière de santé des yeux entrent en concurrence et les prestataires de soins ophtalmologiques négligent parfois le traitement des erreurs de réfraction en faveur des maladies oculaires plus graves. Il est impératif de fournir un traitement des erreurs de réfraction à tous les niveaux du système de santé, en particulier à la base, directement auprès de la communauté.

Des cliniques telles que Salud Digna suppriment les obstacles aux soins, en permettant l’accès à des ophtalmologues dans les communautés locales, à des tarifs abordables. En intégrant les soins ophtalmologiques à la prise en charge globale de leurs patients, ces cliniques aident petit à petit les Mexicains à voir le monde sous un nouveau jour.

Alors que nous espérons améliorer la santé visuelle sur le long terme, nous devons tout mettre en œuvre pour veiller à ce que les bénéfices de la réfraction, de la correction et de la protection de la vue soient reconnus comme des priorités dans le domaine de la santé.

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Les problemes de vision touchent des milliards d’individus dans le monde https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/les-problemes-de-vision-touchent-des-milliards-dindividus-dans-le-monde/ Wed, 04 Oct 2017 16:40:58 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4933/ À l’heure actuelle, notre planète compte plus de 7 milliards d’êtres humains, parmi lesquels, selon les estimations, 4,3 milliards présentent le même problème de santé, quel que soit leur sexe, âge ou origine ethnique : une mauvaise vision. Dans le monde entier, les 2,5 milliards de personnes qui présentent encore des problèmes de vue auraient […]

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À l’heure actuelle, notre planète compte plus de 7 milliards d’êtres humains, parmi lesquels, selon les estimations, 4,3 milliards présentent le même problème de santé, quel que soit leur sexe, âge ou origine ethnique : une mauvaise vision. Dans le monde entier, les 2,5 milliards de personnes qui présentent encore des problèmes de vue auraient intérêt à porter une paire de lunettes. Sur ces 2,5 milliards, 217 millions présentent des déficiences visuelles modérées ou sévères, 36 millions sont aveugles et 1,1 milliard a besoin d’une correction de la vision de près pour cause de presbytie.

Alors que nous célébrons ce mois-ci la Journée mondiale de la vue, l’agence internationale pour la prévention de la cécité (IAPB) nous rappelle que ces chiffres ont considérablement diminué si on les compare aux projections précédentes. Ainsi, entre 1990 et 2015, le progrès a permis à environ 90 millions de personnes d’éviter de présenter des déficiences visuelles par rapport aux estimations.

Ceci n’est pas le fruit du hasard. Les personnes n’ont pas cessé d’avoir des problèmes de vue. Mais quelque chose a changé.

Si nous regardons ce qui a changé, nous voyons que plusieurs éléments expliquent ce changement. Un investissement plus important dans les services de soins oculaires, la réduction de la pauvreté et d’autres facteurs clés ont contribué à cette diminution. Le facteur le plus notable a peut-être toutefois été notre souhait, en tant que secteur industriel et en tant que personnes, de nous rassembler pour la cause de la vision. Nous croyons fermement en notre besoin de nous associer et de collaborer autour de la santé visuelle, un domaine dans lequel nous excellons.

Même si cette réussite est encourageante, notre combat est loin d’être terminé. Les changements constants dans notre mode de vie et les données démographiques exigent que nous poursuivions notre action. Avec une population âgée qui croît du fait de l’augmentation de l’espérance de vie, une hausse des cas de myopie qui menacera la moitié de la population mondiale d’ici 2050 et une prévalence accrue du diabète et d’autres maladies qui augmentent les risques de cécité, notre travail ne fait que commencer.

La bonne nouvelle est que nous savons comment continuer sur cet élan. Tandis que nous apportons la preuve qu’il est nécessaire de donner la priorité à la santé oculaire, nous devons faire entendre la cause des déficients visuels. Seule la collaboration entre les individus , les organisations, les communautés, etc., nous permettra d’apporter un changement exploitable au monde qui nous entoure.

Faisons de la vision une priorité !

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Lumière sur : Kaitlyn Sapoznik, docteur en optométrie, bénéficiaire d’une bourse William C. Ezell https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/lumiere-sur-kaitlyn-sapoznik-docteur-en-optometrie-beneficiaire-dune-bourse-william-c-ezell/ Tue, 03 Oct 2017 19:49:08 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4899/ Plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde présentent des problèmes de vue qui peuvent être traités par un ophtalmologue diplômé, en mesure de leur prescrire une paire de lunettes. Ceci étant dit, à l’échelle du monde, ces spécialistes sont parfois rares. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’occasion se présente, nous choisissons d’investir […]

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Plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde présentent des problèmes de vue qui peuvent être traités par un ophtalmologue diplômé, en mesure de leur prescrire une paire de lunettes. Ceci étant dit, à l’échelle du monde, ces spécialistes sont parfois rares. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’occasion se présente, nous choisissons d’investir dans l’avenir de ces « catalyseurs de changement » enthousiastes, des personnes telles que Kaitlyn Sapoznik, docteur en optométrie.

En début d’année, Kaitlyn, diplômée de l’Illinois College of Optometry, s’est vue décerner une bourse William C. Ezell parrainée par le Vision Impact Institute. Géré par l’American Academy of Optometry Foundation (AAOF), le programme de bourses Ezell a été instauré dans le double but d’accompagner les chercheurs postdoctorat qui s’orientent vers un diplôme de 3e cycle en optométrie et de reconnaître leur talent.

Nous nous sommes récemment entretenus avec Kaitlyn sur son travail et ses projets d’avenir. Voici ce qu’elle nous a dit :

Pourquoi avez-vous décidé de centrer vos études et votre carrière sur le domaine de la vue ?
J’ai commencé à porter des lunettes et des lentilles de contact à l’adolescence et j’aimais beaucoup me rendre chez mon optométriste pour mes visites de suivi. Il m’a toujours encouragée à envisager une carrière dans le domaine de l’optométrie. Lorsque j’étais encore une jeune étudiante, j’ai travaillé comme optométriste à Chicago, dans un environnement pluridisciplinaire dans le cadre duquel j’ai développé une passion pour la santé oculaire. J’ai obtenu mon diplôme en optométrie à l’Illinois College of Optometry, puis une résidence spécialisée dans le traitement des maladies oculaires à l’Indiana University School of Optometry (IUSO). Et c’est au cours de cette résidence à l’IUSO que je me suis spécialisée dans la recherche en science de la vision. J’ai réellement apprécié de pouvoir apporter aux soins des patients une contribution différente de celle de la pratique clinique. Actuellement, je suis en train de terminer mon doctorat en science de la vision à l’IUSO.

Qu’est-ce qui vous a poussée à poser votre candidature pour une bourse Ezell ?
J’ai été vraiment honorée de recevoir une bourse Ezell, elle me distingue en tant que scientifique clinicienne en optométrie prometteuse. D’ailleurs, depuis que je me suis lancée dans mon doctorat, ça a toujours été mon but de postuler. Je remercie l’AAOF et le Vision Impact Institute de m’avoir permis de développer ma carrière et je suis honorée de partager ce titre avec beaucoup de chercheurs en science de la vision exceptionnels.

Dans quel domaine allez-vous concentrer vos recherches ?
Mes recherches vont se concentrer sur l’imagerie à haute résolution (optique adaptative) des changements dans la rétine chez les patients diabétiques. Dans notre laboratoire, nous utilisons un ophtalmoscope à balayage laser comprenant une optique adaptative qui permet de visualiser chaque cellule du patient participant. Nous pouvons voir chaque photorécepteur, chaque globule rouge, etc. Le diabète est une cause majeure de perte de la vision au sein de la population active, je le vois tous les jours dans la pratique clinique et notre laboratoire permet d’identifier chez les participants diabétiques des changements qu’un examen clinique standard ne permet pas de détecter. Mes recherches se focalisent sur l’évaluation de ces changements en tant que marqueurs biologiques possibles d’une progression de la maladie.

Quels sont vos projets d’avenir ?
J’ambitionne d’aller plus loin dans ma recherche translationnelle, de continuer à enseigner et à soigner les patients en tant que membre du corps professoral d’une institution spécialisée dans l’optométrie.

Quels conseils donneriez-vous à de futurs postulants ?
Mes conseils sont des plus simples : il faut travailler dur, saisir toutes les opportunités de mettre en lumière son travail et veiller à bénéficier d’un bon système de soutien. Je ne soulignerai jamais assez combien mon mentor, Stephen Burns, les membres du laboratoire et mes collègues de l’IUSO ont contribué à ma réussite.

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Éducation et mobilisation – Apporter des changements en Inde https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/education-et-mobilisation-apporter-des-changements-en-inde/ Mon, 11 Sep 2017 13:16:27 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4824/ Tout en préparant mes bagages pour rejoindre le 2e congrès mondial de l’optométrie (WCO) qui aura lieu à Hyderabad, je me souviens que l’Inde vient juste de célébrer les 70 ans de son indépendance. De toute évidence, l’Inde est parée pour l’avenir. Ce pays a connu une croissance économique significative au cours de ces 7 […]

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Tout en préparant mes bagages pour rejoindre le 2e congrès mondial de l’optométrie (WCO) qui aura lieu à Hyderabad, je me souviens que l’Inde vient juste de célébrer les 70 ans de son indépendance. De toute évidence, l’Inde est parée pour l’avenir. Ce pays a connu une croissance économique significative au cours de ces 7 dernières décennies. En vérité, l’Inde pèse maintenant 2,3 billions de dollars et se classe au septième rang des économies mondiales. Elle est également considérée comme la principale économie à plus forte croissance au monde, affichant des taux de croissance supérieurs à 7 % en moyenne au cours des dernières années. Présentant un taux d’alphabétisation de 74 %, en hausse par rapport au taux de 18 % enregistré en 1951, l’Inde peut se vanter d’avoir considérablement amélioré son système éducatif. Dans le domaine des soins de santé, le taux de mortalité infantile est passé de 146 % en 1951 à 37 % aujourd’hui. Toutes ces données sont très réjouissantes !

Pour que l’Inde puisse continuer à bénéficier d’un avenir stable, de nombreux facteurs doivent entrer en jeu : une bonne gouvernance politique, des opportunités économiques, une amélioration des infrastructures et des réformes soutenues des soins de santé. Au moment où les leaders politiques aborderont la question des soins de santé, il sera primordial que le secteur de la santé oculaire soit convié et joue pleinement son rôle. Cette année, le thème du WCO « vision de qualité, accessible et santé des yeux » est parfaitement en phase avec l’initiative de l’Organisation mondiale de la Santé intitulée « Santé oculaire universelle : plan d’action mondial 2014-2019 », qui vise à réduire la prévalence des déficiences visuelles évitables de 25 % d’ici 2019. Pour atteindre cet objectif, une des possibilités consiste à mettre en place un système de santé oculaire à la fois durable et équitable au sein duquel le secteur de l’optométrie joue un rôle essentiel et reconnu.

À l’instar d’autres pays, la déficience visuelle touche tous les aspects de la société indienne, de la réussite scolaire chez les plus jeunes à l’autonomie des personnes âgées, en passant par la productivité au travail et la sécurité routière, tous ces aspects ayant un impact sur l’avenir d’un pays. On estime qu’une vision non corrigée a un impact négatif direct sur la perte généralisée de productivité et de qualité au travail, sur la sécurité routière, et engendre des problèmes de lecture et d’alphabétisation. Même s’il est impossible de s’attaquer à chacun de ces problèmes immédiatement, il est bon de savoir que nous pouvons apporter de petits changements qui, mis bout à bout, feront une grosse différence.

En Inde, le Vision Impact Institute (VII) met l’accent sur la sécurité routière et la vue saine chez les conducteurs. Saviez-vous que le coût des accidents de la route en Inde représente 3 % du PIB ? En outre, une étude récente a montré qu’en Inde, les conducteurs dont les résultats aux examens visuels étaient inacceptables avaient un taux d’implication dans des accidents de la route de 81 %, soit un taux 30 % plus élevé que les conducteurs dont la vision était bonne. Si on se fie à certaines sources, l’Inde aurait même dépassé la Chine pour ce qui est du nombre de victimes de la route, ce qui en ferait le pays aux routes les plus meurtrières au monde.

Afin de lutter contre ces statistiques négatives, le VII est heureux de soutenir le partenariat entre la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et Essilor récemment annoncé et leur engagement à promouvoir le rôle de la vision dans la sécurité routière. Nous saluons ce partenariat pour ses efforts à promouvoir la vision comme l’un des piliers de la sécurité routière à l’échelle mondiale par le biais de campagnes de sensibilisation de grande envergure. La FIA a récemment annoncé une nouvelle règle d’or, « Faites vérifier votre vue », qui représente également une étape importante dans la sensibilisation sur la mauvaise vision en tant que problème majeur de santé publique.

Tandis que nous poursuivons notre travail de sensibilisation visant à donner la priorité à la vision dans les soins de santé globaux, nous continuerons très certainement à observer des améliorations dans l’éducation, la productivité et la sécurité routière. Dans le cas de l’Inde, ces améliorations pourraient se traduire par des taux d’alphabétisation encore plus élevés, une économie encore plus florissante et une diminution du nombre de victimes de la route qui menace même les plus jeunes. Il est possible qu’en faisant entendre la cause des déficients visuels aujourd’hui, nous ayons un impact sur l’avenir de l’Inde de ces 70 prochaines années !

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La déficience visuelle va au-delà de la vision chez les personnes âgées en Europe https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/la-deficience-visuelle-va-au-dela-de-la-vision-chez-les-personnes-agees-en-europe/ Tue, 08 Aug 2017 15:24:25 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4701/ Alors que je discutais récemment du thème de ce blog avec une collègue, cette dernière s’est mise à parler de sa grand-mère, Mavis, décédée l’année dernière à l’âge de 101 ans. Même si elle a ressenti de nombreux effets liés à l’âge au cours de ses dernières années de vie, dont la déficience visuelle, Mavis […]

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Alors que je discutais récemment du thème de ce blog avec une collègue, cette dernière s’est mise à parler de sa grand-mère, Mavis, décédée l’année dernière à l’âge de 101 ans. Même si elle a ressenti de nombreux effets liés à l’âge au cours de ses dernières années de vie, dont la déficience visuelle, Mavis a continué jusqu’au bout à remplir ses journées avec les activités qu’elle aimait : le tricot, la lecture et du temps passé avec ses amis et ses proches. Sur le plan personnel, son esprit a continué à lui donner de l’allant. Sur le plan pratique, ses lunettes ont contribué à ce qu’elle bénéficie d’une bonne qualité de vie et profite pleinement de ses dernières années de vie.

Malheureusement, tous les séniors n’ont pas la chance de Mavis. Les problèmes de vue n’empêchent pas seulement de nombreux séniors de bien voir, ils peuvent aussi avoir un impact négatif sur beaucoup d’autres aspects de la vie, de la capacité à se concentrer au plaisir que l’on tire des activités que l’on fait.

Des études montrent que les séniors qui ont du mal à voir s’exposent également à un risque accru d’accidents, notamment les chutes, et que la déficience visuelle peut également être à l’origine d’une dépression et d’anxiété chez la personne âgée. Une autre étude, menée en Grande-Bretagne en 2007, a démontré que les personnes présentant une déficience visuelle avaient une prévalence plus élevée de dépression que les personnes dont la vision était normale. Chez les personnes âgées présentant une déficience visuelle, 13,5 % étaient déprimées par rapport à 4,6 % des personnes dont la vision était normale.

On estime que ces problèmes ne feront que s’accentuer avec le vieillissement de la population. Même si ce phénomène de vieillissement de la population est mondial, il reste particulièrement patent en Europe où les taux de natalité systématiquement bas et l’augmentation de l’espérance de vie provoquent une transition marquée vers une structure démographique beaucoup plus âgée. En janvier 2016, la population de l’Union Européenne (UE) était estimée à 510,3 millions de personnes (dont 97 millions de personnes, soit 19,2 %, âgées de 65 ans et plus).

Non seulement la population dans son ensemble vieillit, mais le nombre de personnes considérées comme « très âgées » progresse à un rythme plus rapide que n’importe quel autre segment de la population de l’UE. On s’attend ainsi à ce que la part des personnes âgées de 80 ans et plus en Europe ait plus que doublé d’ici à 2080, passant de 5,4 % à 12,7 %. Ce phénomène ne se limite pas à l’Europe et peut être observé dans le reste du monde.

Même s’il est évident que ces seules informations doivent nous pousser à agir (après tout, personne ne veut que sa grand-mère perde goût à la vie), des raisons économiques évidentes doivent également nous inciter à concentrer nos efforts sur la vision des séniors.

Parce que de plus en plus d’Européens choisissent de vieillir à domicile ou géographiquement éloignés de leurs proches, les problèmes de vue liés à l’âge et les besoins médicaux qui en découlent n’auront pas seulement un impact personnel sur les personnes, mais aussi un impact significatif sur les services sociaux et médicaux. Une étude menée en France, en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni estime que les coûts moyens annuels par personne présentant des problèmes de vue pourraient augmenter pour se situer entre 8 434 € et 13 674 €. Les principaux coûts associés à la déficience visuelle sont la perte de revenu, la charge pour le tuteur et l’aide payante.

Quelle doit-être notre réponse face à ce problème grandissant ? Tandis que nous sensibilisons les populations aux problèmes de vue et plaidons en faveur de la santé visuelle à la fois en Europe et dans le monde entier, nous devons inclure les personnes âgées dans notre réflexion collective. Parce que le problème va bien au-delà de la simple vision, nous savons que la solution devra également répondre à la problématique dans son ensemble. Il faudra que les groupes de défense des patients, les gouvernements, les systèmes de santé et le personnel soignant travaillent main dans la main pour améliorer la sensibilisation et changer durablement la donne. Nous devons continuer à nous unir pour – donner la parole à la vision!

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Promouvoir une vision saine en Amérique https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/advocating-healthy-vision-america/ Thu, 06 Jul 2017 18:58:17 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4566/ Récemment, une collègue me confia la citation qu’elle avait lue sur une statue de Washington D.C. qui disait ceci : « Le travail est un acte d’amour rendu visible. » Pendant que je réfléchissais au blog de ce mois-ci, cette citation a été une source d’inspiration pour moi, la manière dont le travail que nous […]

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Récemment, une collègue me confia la citation qu’elle avait lue sur une statue de Washington D.C. qui disait ceci : « Le travail est un acte d’amour rendu visible. » Pendant que je réfléchissais au blog de ce mois-ci, cette citation a été une source d’inspiration pour moi, la manière dont le travail que nous accomplissons pour la santé visuelle est la manifestation véritable de l’amour que nous portons à notre prochain et pour une cause qui nous dépasse. Chacun d’entre nous est inspiré par le changement qu’une bonne santé visuelle apporte au monde, une correction de la vue à la fois.

Lors de la réunion des optométristes de l’American Optometric Association (AOA), qui s’est tenue le mois dernier, chaque spécialiste reconnu pour son travail dans le domaine des soins oculaires a également été célébré pour les actions rendues au monde, son travail d’amour. L’une de ces spécialistes, le docteur Reena Patel, docteur en ophtalmologie, s’est vue attribuer la récompense « Dr W. David Sullens, Jr. InfantSEE Award » et est également reconnue pour défendre activement la vision pédiatrique au sein de sa communauté et dans tout l’état de Californie. Son travail d’amour, en plus d’être louable, reflète aussi une cause cruciale aujourd’hui aux États-Unis, à l’heure où le pays se trouve à un carrefour avec son système de santé, en particulier en ce qui concerne les services tels que les examens des yeux.

L’avenir d’une « assurance santé universelle » (en anglais, Essential Health Benefits ou EHB), qui est un ensemble de 10 catégories de services que les systèmes d’assurance maladie doivent couvrir conformément à la loi Patient Protection and Affordable Care Act (loi sur la protection des patients et les soins abordables), ce qui inclut les soins oculaires chez les enfants, reste toujours incertain alors que le gouvernement planche sur la refonte du système de santé actuel. Même si nous gardons l’espoir que cette assurance santé universelle soit conservée, Prevent Blindness et plus d’une centaine d’organisations, dont le Vision Impact Institute, sont de fervents partisans du maintien de la couverture de la vision chez les enfants dans toute nouvelle loi de santé.

Si ces avantages sont supprimés du programme national, il sera de la responsabilité de chaque état de garantir que les enfants soient soumis à des dépistages visuels et examens oculaires complets, à un prix abordable. Actuellement, seuls deux états américains soumettent les enfants à des examens oculaires à leur entrée en maternelle. D’autres états n’exigent même pas un dépistage à l’école. À la lumière des possibles changements à l’échelle nationale, tous les états doivent se préparer à défendre leurs enfants, leur avenir.

À l’heure où j’écris, les déficiences visuelles et les troubles de la vue sont la troisième pathologie chronique principale chez les enfants américains et coûtent, chaque année, la somme de 10 milliards de dollars US en soins médicaux directs, aides et dispositifs visuels, personnels soignants. Notre pays ne peut pas se permettre de prendre cette décision à la légère.

Ceci étant dit, les déficiences visuelles ne touchent pas que les enfants en âge scolaire. Le journal médical JAMA Ophthalmology a publié les résultats suivants : 174 000 enfants américains en âge préscolaire ont du mal à bien voir en raison de troubles de la vision non corrigés, et l’on s’attend à ce que ce nombre augmente de 26 % d’ici à 2060.

Kids See: Success, un programme en faveur d’une intervention précoce pour la vision des enfants, travaille actuellement avec l’état du New Jersey à la création d’une nouvelle « référence absolue » telle qu’elle a été définie dans un compte rendu de 2016 des académies nationales américaines des sciences, de l’ingénierie et de la médecine : les enfants doivent être soumis à un examen oculaire complet avant leur entrée en maternelle. Cette référence absolue garantirait que chaque jeune enfant de l’État entame sa scolarisation sur un pied d’égalité avec les autres enfants. Des programmes tels que celui-ci et beaucoup d’autres encore s’appuient sur un solide programme national en matière de santé basé sur un avantage tout aussi stable de la vision chez les enfants.

Il est de notre devoir de s’assurer que tous les gouvernements du monde comprennent bien les avantages qu’il y a à placer la santé visuelle de leur population en tête des priorités, pour aujourd’hui et pour demain. Veiller à ce que les enfants du monde entier voient nettement aujourd’hui a de formidables répercussions à long terme sur la croissance socio-économique d’un pays. Si nous collaborons, chaque travail individuel d’amour va bientôt créer un mouvement, un mouvement pour le changement et un investissement pour l’avenir. Continuons à faire entendre la cause des déficients visuels !

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Soutien des efforts de plaidoyer grâce à la recherche en Afrique https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/supporting-advocacy-efforts-research-africa/ Wed, 03 May 2017 16:56:33 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/supporting-advocacy-efforts-research-africa/ Dans mon enfance, j’ai eu la chance de fréquenter des amis de la famille qui avaient travaillé en tant que missionnaires aux quatre coins du monde. C’est peut-être l’ouverture d’esprit qu’ils m’ont transmise qui m’amène au poste que j’occupe aujourd’hui. Je garde un souvenir chaleureux des moments passés avec une famille qui avait été envoyée […]

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Dans mon enfance, j’ai eu la chance de fréquenter des amis de la famille qui avaient travaillé en tant que missionnaires aux quatre coins du monde. C’est peut-être l’ouverture d’esprit qu’ils m’ont transmise qui m’amène au poste que j’occupe aujourd’hui. Je garde un souvenir chaleureux des moments passés avec une famille qui avait été envoyée au Sénégal, en Afrique de l’Ouest, et je me rappelle combien, très jeune, j’étais attirée par cette partie du monde. Ma fascination pour l’Afrique demeure intacte et s’est même sans doute accentuée.

À l’heure actuelle, plus de trois milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars américains par jour, alors que la population du continent africain regroupe plus de 50 % des pauvres de notre planète. En outre, la majorité des pays africains connaissent un manque cruel de personnel soignant, y compris chez les professionnels de la santé visuelle, ce qui ne fait qu’augmenter le nombre de personnes qui n’ont pas accès à une correction optique dans le monde, 1,1 milliard au total.

Selon une étude récente menée en Afrique et intitulée Poverty and Eye Health (Pauvreté et santé oculaire, parue en 2014), « le lien entre la pauvreté et la santé oculaire est double, puisque la pauvreté peut être une cause de mauvaise santé oculaire et qu’une mauvaise santé oculaire peut mener à la pauvreté ou l’aggraver ».  Cet article indique également que, bien que la corrélation soit claire, davantage de recherches doivent être menées pour mieux comprendre le lien entre pauvreté et santé oculaire, en particulier dans le cas de l’Afrique.

Nous savons que la santé visuelle joue un rôle dans tous les aspects de nos vies. Quel est donc son impact sur la population africaine qui dispose de peu de revenus et jouit d’un accès limité aux soins ophtalmologiques ? Si nous étudions encore plus en détail tout ce qui est affecté par la pauvreté et la santé oculaire, nous constatons que le problème revêt de nombreux aspects. Lorsque l’absence de correction des erreurs de réfraction ont un impact négatif sur tous les plans, que ce soit l’emploi, la richesse matérielle, l’éducation et l’état de santé général, sans même parler des coûts directs et indirects pour l’État liés aux frais médicaux et autres dépenses connexes ou encore au manque à gagner, nous prenons conscience de l’urgence absolue d’agir pour rompre le cercle vicieux.

L’Afrique est une mosaïque de peuples très différents, mais une chose est certaine : les problèmes de vue sont une constante à travers tout le continent. Si l’on s’intéresse à l’ensemble de la population, le problème commence pendant l’enfance, lorsqu’apparaissent des erreurs de réfraction non corrigées et d’autres troubles visuels qui ont un impact considérable en termes d’absentéisme et d’échec scolaires. La santé oculaire a un impact sur la participation à l’école, le degré d’alphabétisation et les perspectives d’avenir. Une étude récente menée sur 2 160 élèves en Égypte a montré que 38 % d’entre eux manquaient souvent l’école (trois à quatre jours par mois) et que 22 % d’entre eux avaient de mauvais résultats aux évaluations à la fin du premier trimestre. Des enfants qui ne voient pas bien ne peuvent pas apprendre et souffrent ensuite sur le plan économique dans leur vie d’adulte. De nombreuses études montrent que les erreurs de réfraction sont plus courantes chez les filles en Afrique, ce qui mène souvent à de plus bas salaires et limite les opportunités pour elles de rompre le cercle vicieux de la pauvreté.

Alors que tant d’associations s’efforcent de réduire les cas de cécité évitables dans le monde, n’oublions pas que la deuxième cause de cécité est un simple manque de correction des erreurs de réfraction. Contrairement aux maladies infectieuses pour lesquelles nous essayons encore de trouver un traitement, nous avons les moyens d’aider près de 80 % des personnes touchées par l’erreur de réfraction. Et si, pour rompre le cercle vicieux de la pauvreté et de la mauvaise santé visuelle, il suffisait tout simplement d’élargir l’accès aux soins ophtalmologiques aux enfants scolarisés ?

C’est en intervenant dès aujourd’hui auprès des enfants africains que nous aiderons ce continent à réussir dans les années à venir.

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Prêtes à porter ou sur mesure ? Le type de lunettes joue-t-il sur l’envie qu’ont les enfants de les porter ? https://visionimpactinstitute.org/fr/blog/pretes-porter-ou-sur-mesure-le-type-de-lunettes-joue-t-il-sur-lenvie-quont-les-enfants-de-les-porter/ Thu, 27 Apr 2017 14:00:58 +0000 https://visionimpactin.wpengine.com/?p=4042/ C’est la question que s’est posée Priya Morjaria, chercheuse associée en optométrie au sein du système de santé publique pour l’International Centre for Eye Health (ICEH), qui fait partie de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM). Elle a récemment publié son étude dans le journal JAMA Ophthalmology. « Nous voulions savoir si le fait […]

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C’est la question que s’est posée Priya Morjaria, chercheuse associée en optométrie au sein du système de santé publique pour l’International Centre for Eye Health (ICEH), qui fait partie de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM). Elle a récemment publié son étude dans le journal JAMA Ophthalmology.

« Nous voulions savoir si le fait de porter des lunettes prémontées ou sur mesure faisait une différence, au bout de trois à quatre mois, sur la prédisposition des enfants à porter leurs lunettes. Nous voulions également connaître les éventuelles économies qui pourraient être réalisées si des projets faisaient le choix des lunettes prémontées, » explique la chercheuse.

Nous nous sommes entretenus avec Priya afin de recueillir son analyse suite à cette étude et connaître la réponse. Voici ce qu’elle nous a répondu.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée à cette question ?
Il y a de nombreuses possibilités pour rendre les programmes de promotion de la santé visuelle dans les écoles plus efficaces et plus économiques dans la lutte contre les erreurs de réfraction non corrigées. L’un de ces moyens est de s’interroger sur les lunettes qui sont distribuées. La plupart des programmes procurent aux enfants des lunettes sur mesure, quelle que soit la prescription ou la gravité de l’erreur de réfraction. La distribution de lunettes prémontées présente de nombreux avantages. Ces lunettes sont moins chères et peuvent être distribuées immédiatement, à l’école, ce qui limite les déplacements et donc les dépenses pour les parents.

Comment avez-vous sélectionné les participants à l’étude ?
Les enfants qui ont participé à l’étude avaient entre 11 et 15 ans, car il est prouvé que cette tranche d’âge connait une aggravation des erreurs de réfraction. Ils ont été sélectionnés de manière aléatoire parmi les élèves scolarisés dans des écoles publiques rurales et semi-urbaines, à Bangalore et dans ses environs, en Inde. Nous avons obtenu une liste des écoles auprès du responsable de l’éducation pour le district, ainsi que l’autorisation de la direction de l’école et des parents avant de procéder à tout examen de vue. En outre, nous n’avons retenu que les enfants qui répondaient à des critères stricts concernant leur prescription de lunettes prémontées

Le port de lunettes est-il stigmatisé dans la région dans laquelle vous avez mené cette étude ?
Le port de lunettes est très stigmatisé, pas uniquement dans la région que nous avons étudiée, mais également dans de nombreux contextes en Inde, et dans le reste du monde. Quel que soit le contexte, il y a des raisons assez courantes pour lesquelles les enfants ne veulent pas porter leurs lunettes, notamment le harcèlement scolaire, les moqueries des camarades et les insultes. La désapprobation des parents est également citée parmi les raisons qui poussent les enfants à ne pas porter leurs lunettes. Cela est particulièrement vrai pour les filles à qui l’on affirme qu’elles « ne trouveront jamais à se marier » si elles portent des lunettes.

Expliquez-nous comment vous avez procédé.
L’étude était basée sur des essais cliniques aléatoires effectués à Bangalore, en Inde, en collaboration avec la clinique ophtalmologique Sankara. Sur le terrain, nous disposions d’optométristes et d’autre personnel, de véhicules et d’équipement. La distribution des lunettes a été entièrement prise en charge par l’équipe de la clinique Sankara. Nous avons obtenu une liste d’écoles publiques rurales et urbaines auprès du responsable de l’éducation pour le district et nous avons éliminé les écoles qui avaient déjà bénéficié d’une opération de dépistage au cours des deux dernières années. Nous avons examiné plus de 23 000 enfants sur six mois et distribué des lunettes à 460 enfants qui répondaient aux critères d’inclusion. Le suivi pour vérifier si les enfants portaient ou non leurs lunettes a été effectué sous forme de visites impromptues dans un délai de trois à quatre mois.

Quelles sont vos conclusions ?
Le premier constat est que 86 % des enfants évalués ont des prescriptions compatibles avec le port de lunettes prémontées.

Trois à quatre mois après que les enfants ont reçu leurs lunettes, les taux d’enfants qui portent encore leurs lunettes sont sensiblement les mêmes, quel que soit le type de lunettes. Le taux n’est donc pas inférieur pour les lunettes prémontées. En effet, 75 % des élèves qui ont reçu des lunettes prémontées et 73 % de ceux qui ont reçu des lunettes sur mesure ont continué de les porter.

Ce constat est très important. Il nous indique deux choses : l’une, que la plupart des enfants souffrent d’une erreur de réfraction qui peut être corrigée à l’aide de lunettes prémontées. La deuxième est que nous ne devrions pas croire que la distribution de lunettes sur mesure améliore le taux de port effectif des lunettes. C’est un constat qui peut permettre aux programmes scolaires de promotion de la santé visuelle de faire des économies considérables.

Ces résultats vous ont-ils surprise et si oui, pourquoi ?
La plus importante découverte est que le taux de port effectif des lunettes est considérablement plus élevé que dans les autres études portant sur la même tranche d’âge. Le faible taux de port des lunettes n’est pas réservé aux catégories de population à revenus faibles ou intermédiaires. On le retrouve également chez les populations les plus privilégiées. C’est pourquoi il semble très prometteur d’obtenir un taux de port de lunettes atteignant 75 %.

Selon vous, pourquoi ce taux de port des lunettes était-il si élevé ?
J’aimerais attirer l’attention sur deux facteurs qui, d’après nous, ont influencé le taux de port des lunettes :

  • C’est l’enfant qui a choisi la monture des lunettes que nous lui donnions.

Chaque enfant retenu pour l’étude a eu la possibilité de choisir la monture qu’il préférait parmi six montures très « tendance » en plastique ou en métal. C’est un élément important car d’autres études ont prouvé qu’un enfant peut renoncer à porter ses lunettes s’il n’apprécie pas leur esthétique. Bien que pour beaucoup d’entre nous, il semble évident qu’un enfant doit avoir la possibilité de choisir lui-même les montures qu’il préfère, ce n’est généralement pas le cas dans les programmes subventionnés.

  • Vous avez formulé des conseils concernant les problèmes de dépistage et la prescription.

Ces deux facteurs sont liés. Si les enfants ne perçoivent pas d’amélioration de leur vue, ils sont moins susceptibles de porter leurs lunettes. Lorsqu’un enfant voit bien de l’un de ses yeux, il est moins motivé pour porter des lunettes. Nous avons prescrit des lunettes à des enfants souffrant d’une erreur de réfraction suffisamment importante pour que le port de lunettes lui permette de gagner un ou deux points au niveau de l’œil le plus performant. En tenant compte de ces deux facteurs, nous avons prescrit des lunettes aux enfants uniquement s’ils étaient susceptibles d’en tirer un avantage.

Comment les autorités locales et ceux qui œuvrent pour une meilleure santé visuelle au sein de cette communauté peuvent-ils tirer parti de ces résultats ?
Ces résultats peuvent aider tous ceux qui sont impliqués dans le financement de ces programmes scolaires de promotion de la santé visuelle. Ils sont l’occasion pour tous les programmes de porter un regard critique sur les prescriptions distribuées et de calculer les économies qui pourraient être réalisées en prescrivant des lunettes prémontées. C’est également une opportunité d’inclure le taux d’observance dans les phases de suivi et d’évaluation de ces programmes en tant que critère de réussite.

Priya Morjaria est chercheuse associée en optométrie au sein du système de santé publique à l’International Centre for Eye Health (ICEH), qui fait partie de l’École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres (LSHTM). Elle a suivi une formation d’optométriste à la City University au Royaume-Uni et est membre du College of Optometrists et de l’Académie européenne d’optométrie et d’optique. Elle a obtenu un Master en soins ophtalmologique et santé publique à la LSHTM avant de rejoindre l’ICEH en tant que chercheuse et d’y entamer un doctorat. Sa thèse de doctorat est axée sur l’amélioration de l’efficacité des programmes scolaires de lutte contre les erreurs de réfraction non corrigées, en particulier en Inde, où elle dirige actuellement deux essais aléatoires contrôlés. L’un des essais utilise des lunettes prémontées, tandis que l’autre utilise un kit Peek (kit portable pour les examens ophtalmologiques). Elle a acquis une expérience très vaste dans le domaine de la recherche ophtalmologique dans des pays en développement, tels que le Kenya, le Malawi, le Mozambique, l’Éthiopie, la Zambie, le Bangladesh et le Népal. Elle est membre du groupe de travail sur les erreurs de réfraction de l’IAPB et du comité de santé publique du conseil mondial d’optométrie.

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