Maintenant qu’elle voit bien


Cette année, la Journée internationale des femmes est l’occasion de nous rappeler qu’un monde plus égalitaire est un monde meilleur. Lorsque j’ai lu pour la première fois le slogan Balance for Better (Plus d’égalité pour progresser), de nombreux thèmes me sont venus à l’esprit : l’égalité des sexes dans le monde en matière d’emploi et de salaire ; parmi les dirigeants, dans l’éducation et les opportunités d’apprentissage, ainsi que l’égalité des droits aux soins de santé pour les hommes et les femmes.

Je me souviens du moment où j’ai pris conscience du fait que les problèmes de vue touchent nettement plus les femmes que les hommes et que pourtant, le nombre de femmes recevant et bénéficiant d’une correction de la vision est plus bas. J’ai également été surprise de remarquer que cela n’était pas seulement le cas dans les pays en développement et que ce constat était valable même dans les régions les plus favorisées du monde. J’ai voulu comprendre pourquoi cette disparité a perduré jusqu’à aujourd’hui. J’avoue ressentir une vraie déception vis-à-vis de certaines des raisons pour lesquelles des femmes et des filles du monde entier ont encore du mal à accéder à une correction de la vue. Nous devrions tous partager cette déception.

Lorsque l’on sait que des études récentes ont montré que dans certains pays, les filles ne portent pas de lunettes de vue parce que leurs parents s’y opposent, c’est le signe que nous n’avons pas atteint nos objectifs. Lorsque des adolescents, de sexe féminin pour la plupart, refusent de porter des lunettes qui les rendrait plus performants parce qu’on leur enseigne à tort que cela les rendrait moins attirants pour les autres, nous devons revoir nos priorités. Lorsque nous en sommes encore à nous féliciter qu’une présentatrice de journal télévisé ait été « autorisée » à porter des lunettes à l’antenne pour la première fois dans l’Histoire et à présenter cela comme un progrès, c’est qu’il nous reste beaucoup à faire pour l’égalité et un monde meilleur. En 2019, les préjugés visant les filles et les femmes qui portent des lunettes restent encore bien ancrés et les pays dont les habitants sont issus de multiples cultures ont du mal à faire valoir les droits des filles en matière de santé visuelle.

Le Vision Impact Institute travaille avec des partenaires dans le monde entier afin de garantir aux enfants (quel que soit leur sexe) l’égalité d’accès aux soins ophtalmologiques, dès le plus jeune âge. Ne pas aider une petite fille qui voit mal, c’est brider ses capacités d’apprentissage dès le départ. Si nous, professionnels du secteur partageant une même volonté et issus de nombreuses organisations différentes, donnons à ces filles et à ces femmes la possibilité de bien voir, elles auront de meilleures chances dans la vie, que ce soit en matière d’éducation, d’emploi ou pour subvenir aux besoins de leurs familles à l’avenir.

Tandis que nous fêtons la Journée internationale des femmes et continuons de débattre du rôle de la vision tout au long du mois de mars et même au-delà, nous voulons rappeler aux femmes (et aux hommes) du monde entier que porter des lunettes de vue, ce n’est pas admettre devant tous que l’on a un défaut, c’est montrer à tous que l’on est efficace !

Rejoignez-moi, ainsi que de nombreuses autres femmes, afin de témoigner devant le monde entier de ce que nous faisons mieux lorsque nous voyons bien. Tout au long de ce mois, nous allons publier des récits de femmes et de filles de tous pays qui ont surmonté les obstacles et fait fi des préjugés afin de porter leurs lunettes et d’avoir ainsi un impact positif sur le monde qui les entoure. À votre tour ! Racontez-nous votre histoire : « Maintenant que je vois bien, je peux _____. »

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